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Shalom les amis,
L'AMOUR – אַהֲבָה – AHAVA
Qu'est-ce que c'est ? Comment le ressent-on ? Où et comment le trouver ?
Vous ne trouverez malheureusement pas les réponses à ces questions dans ce bulletin. Les définitions de l'amour varient en fonction de la culture, de l'âge, de la religion, de la spiritualité, de l'expérience, du sexe et de beaucoup d'autres facteurs et l'étendue de cette question va bien au-delà de ce bulletin.
Nous allons toutefois regarder la célébration de l'amour et de la réconciliation (פִּיּוּס, piyus) à un moment précis du calendrier hébreu – Tu be’Av (ט"ו בְּאָב – le 15ème jour du mois hébreu av). Le 15 des mois lunaires hébraïques tombe toujours sur une pleine lune – une lune liée à la romance, à l'amour et à la fertilité dans les cultures anciennes.
Le Talmud déclare que Tu be’Av était un “Yom Tov” (יוֹם טוֹב, bonne journée / jour férié) à l'époque du Temple à Jérusalem. Les aspects plus romantiques de ce jour sont décrits dans la Mishnah, dans une citation de Raban Shim’on Ben Gamli’el :
“Il n'y avait pas de jours plus heureux pour le peuple d'Israël que Tu be’Av et Yom Kippur, puisqu'en ces jours, les filles de Jérusalem sortaient habillées de robes blanches qu'elles avaient empruntées pour ne pas embarrasser celles qui n'en avaient pas et allaient danser dans les vignes. Elles disaient : jeunes hommes, réfléchissez avant de choisir (une épouse). Ne regardez pas la beauté, regardez la famille. La grâce est trompeuse, la beauté est vaine ; mais une femme qui craint le SEIGNEUR sera louée.” (Taanit, Chapitre 4).
En d'autres termes, les femmes encore célibataires sortaient danser dans les vignes en ce jour et les jeunes hommes choisissaient une épouse. Pour éliminer toutes distinctions socio-économiques, toutes les femmes empruntaient une robe, afin que la robe ne révéla ni richesse ni pauvreté.

La bible indique ce jour comme étant celui où les tribus d'Israël pouvaient se mélanger, notamment pour trouver une femme dans une autre tribu. Cela fait sans doute référence à une histoire dans le livre des Juges (chapitre 21) qui décrit une guerre civile entre la tribu de Benjamin et d'autres tribus israélites. Les conséquences de cette guerre furent que les tribus promirent de ne pas se marier avec les hommes de la tribu de Benjamin. Cette loi aurait pu annihiler la tribu de Benjamin et voilà sans doute pourquoi on leur conseilla d'attraper une des filles qui dansait dans les vignes pour en faire une épouse. Cet acte aida à la réunification des tribus d'Israël et mis l'accent sur l'élément de réconciliation de ce jour.
Depuis la destruction du Temple de Jérusalem, cette fête était quasiment tombée dans l'oubli. Après la création de l'état d'Israël, elle est devenue encore plus populaire parmi les juifs laïcs. C'est un jour de célébration rempli de chants et de danses jusqu'à tard dans la nuit de Tu be'Av. La radio diffuse des chansons d'amour et la télévision passe des filmes romantiques. C'est un jour où les mariages ainsi que les demandes en mariage sont nombreux. 
בְּאַהֲבָה!
Be’ahava!
Avec tout notre amour !
Shira Cohen-Regev
L'équipe de HebrewOnline
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